Oui, ça fait prétentieux, mais lisez la suite...

bleu - smithsonian mag

Source 2) photo Guggenheim.com - l'ampleur de la salle

SOURCE ARTESPACE pigment bleu Klein dans Table Klein

Lieu entre tous d’une révélation, le besoin absolu d’art dans ma vie : l’exposition Klein à Bilbao , durant l’été 2004 ? La lumière pure et douce, les alcoves destinées à la respiration, à l’esquisse et au journal intime. Et cette étendue bleu klein comme une mère de pardon intérieur, d’amour sans condition, de respiration compassionnelle pour toutes les souffrances, les erreurs et les errances d’une vie. Comme si l’existence déroulait le tapis bleu de l’infini sous mes pieds, sous nos pieds à tous, à nous visiteurs, pour Recommencer dans le Tout est merveilleusement possible.

Au café du musée, j’ai terminé peu après la lecture de Inhibition, Syndrome et Angoisse de Freud (1925), fameux acronyme qui donne ISA … Une révélation jusqu’aux dernières pages ; tout un livre pour comprendre, se comprendre, comprendre autrui et (s’)accueillir.

Voilà, en humble croyante au pèlerinage de l’Art, je voudrais à mon tour exposer dans ce lieu pour montrer jusqu’où ce jour-là, et cette exposition Bleu Klein, ce bâtiment science-fictionnesque et magique à la fois m’ont emporté… Quels paysages abstraits je n’aurais jamais dessinés et explorés en les peignant si je n’avais pas enfin céder aux appels de ma voix/voie d’artiste. Ce tapis de pigment bleu Klein au sol, à perte de grande salle blanche, immaculé, aux murs un peu granuleux comme le canevas vierge d’une toile- grande comme un terrain de basket et ses tribunes dans mon souvenir – aspirait toute négativité comme un trou noir bienveillant au sourire de bonze ; il redéployait l’univers comme le cœur d’un multivers où chacun (re)venait s'ancrer l’âme pour en repartir guéri,

entier

à nouveau.